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9 novembre 2016

Sur les traces néandertaliennes du papillomavirus humain

Parmi les papillomavirus humains, il en existe un particulièrement virulent, capable d’engendrer des cancers du col de l’utérus. Il s’agit du virus HPV16. Afin d’essayer de comprendre pourquoi cette souche virale est plus agressive que les autres, une équipe franco-espagnole a reconstitué son histoire phylogénétique avec une précision inégalée. D’après leur étude, publiée dans la revue Molecular Biology and Evolution, un variant du virus HPV16 aurait évolué chez l’Homme de Neandertal pendant environ 500 000 ans avant d’être transmis par relation sexuelle à l’Homme moderne sur le continent eurasiatique. Un détour inattendu qui pourrait aider à expliquer la virulence de HPV16 et la susceptibilité accrue de certaines personnes face au virus.

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2 novembre 2016

Préserver le garde-manger des requins leur offre une meilleure protection

Soumis à une pression anthropique croissante, le requin gris de récif (Carcharhinus amblyrhynchos) a vu ses effectifs diminuer drastiquement dans de nombreuses zones de l’océan Pacifique. Un atoll préservé de Polynésie française qui abrite encore plusieurs centaines de ces squales semble toutefois faire exception. Afin de comprendre l’origine de ce rassemblement de requins unique au monde ainsi que les raisons de sa persistance dans le temps, des chercheurs du Centre de Recherche Insulaire et Observatoire de l’Environnement (CRIOBE, EPHE/CNRS/UPVD), en collaboration avec la société Andromède Océanologie, étudient leurs mœurs depuis quelques années. Dans un article publié récemment dans Current Biology, l’équipe démontre qu’une agrégation ponctuelle de mérous dans le récif assure le maintien de cette importante population de requins gris en leur fournissant une abondante source de nourriture durant une partie de l’année. Ces travaux suggèrent qu’une conservation des agrégations de pontes de poissons, menée parallèlement à celles des requins de récifs, permettrait une protection plus efficace de ces derniers.

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2 novembre 2016

Du nouveau sur la fécondation de la truffe

Une récente étude publiée dans la revue Molecular Ecology et réalisée par une équipe du Muséum national d’Histoire naturelle (Institut de Systématique, Évolution, Biodiversité, CNRS UPMC EPHE, Sorbonne Universités), avec le CNRS et l’Université de Montpellier, apporte un éclairage inédit sur le cycle de reproduction de la truffe noire (Tuber melanosporum), encore mal connu. En effet, la production de ce champignon emblématique stagne en France malgré le développement de plantations d’arbres inoculés en pépinière (à ce jour, les sites spontanés ne représentent plus que 20% de la production).

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28 octobre 2016

50 000 ans d’histoire du bison européen retracée grâce à l’ADN ancien

Trois populations de bisons ont peuplé l’Europe de l’Ouest par vagues successives, la première entre - 57 000 et - 34 000 ans lorsque le climat était tempéré. Elle a ensuite été progressivement remplacée, lors de la période de glaciation, par les bisons des steppes, les ancêtres des bisons américains actuels. Comme le montrent des peintures rupestres de la grotte de Chauvet, ces deux types de bisons ont cohabité entre - 39 000 et - 34 000 ans. Une nouvelle espèce de bisons originaire du sud du Caucase s’est ensuite installée en Europe de l’Ouest avec le réchauffement climatique de la fin du Pléistocène, il y a 14 000 ans. Cette étude paléogénomique a été menée par des chercheurs de l’Institut Jacques Monod (CNRS/Université Paris Diderot)1 sur une soixantaine d’échantillons dont l’âge est réparti sur les 50 000 dernières années et qui ont été fournis par un réseau de collaborations internationales. Elle montre que la diversité génétique de ces bisons a progressivement été réduite jusqu’à leur disparition dans la nature en 19182. L’étude indique également que les changements climatiques et environnementaux ainsi que la pression anthropique jouent un rôle majeur sur la dynamique des populations de la mégafaune, dont le bison est le plus grand représentant encore vivant en Europe.

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28 octobre 2016

Même à + 2 °C, les écosystèmes méditerranéens seront fortement perturbés

Lors de la COP21, en décembre dernier, les gouvernements du monde entier se sont mis d’accord pour « maintenir l’augmentation de la température moyenne mondiale à 2°C au-dessus du niveau préindustriel ». Même si cet objectif était atteint1, les écosystèmes terrestres méditerranéens subiraient des conditions jamais atteintes au cours des 10 derniers millénaires, la végétation évoluant vers des états plus secs dans une grande partie du bassin. Un réchauffement global de 3°C induirait une migration du désert vers le nord de l’Afrique et une réduction des forêts alpines. Au-delà de 4°C, la désertification s’étendrait au sud de l’Europe. C’est ce que viennent de montrer des chercheurs du CNRS, qui publient leur étude dans la revue Science datée du 28 octobre 2016. Pour produire une estimation fiable des conditions futures, ils ont développé un modèle numérique qui relie les changements d’écosystèmes2 et les variations passées du climat. Ils ont ensuite utilisé ce modèle pour prédire l’évolution des écosystèmes au 21e siècle, sous différents scénarios de réchauffement. Les résultats de cette étude ont d’importantes implications pour la viabilité des forêts et des agrosystèmes méditerranéens.

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