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7 décembre 2017

[Ecouter] La pollution lumineuse (France Inter - La Tête au carré - 55min)

Quelles sont les conséquences de l’éclairage artificiel nocturne sur la faune, la flore, les écosystèmes ? Et quels sont les effets suspectés ou avérés sur la santé humaine ?

Plus de 80% de l’humanité vit aujourd’hui dans des zones touchées par la pollution lumineuse.
Selon une étude récente publiée dans Science Advances, l’augmentation de l’éclairage artificiel sur la planète entre 2012 et 2016 a augmenté de 2%. Peu à peu la nuit disparait dans certaines zones du monde, avec de nombreuses conséquences sur l’environnement.
En effet, les conséquences de la pollution lumineuse ne se limitent pas à des difficultés pour observer les étoiles. Des scientifiques s’inquiètent des effets délétères de la lumière artificielle pour la santé et pour la biodiversité.
Certaines espèces animales sont clairement impactées par cet excès de luminosité, comme les insectes ou les oiseaux par exemple, menaçant l’équilibre de l’écosystème complet.
Chez les êtres humains, la pollution lumineuse perturbe notre cycle circadien et notre horloge biologique.

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4 décembre 2017

[Ecouter] Les Jardiniers de la nature (France Inter - La Tête au carré - 54min)

Nous vivons une crise sans précédent du lien entre l’homme et la nature. Déforestation, agriculture intensive, pillage des ressources, effondrement de la biodiversité ont brisé le contrat que nous avions peu à peu élaboré avec les plantes et les animaux qui nourrissent nos estomacs et nos imaginaires.

La nature est en danger. Pour autant, derrière les fameuses images de déforestation de la forêt amazonienne et d’ours blanc dérivant sur la banquise, l’idée même que nous nous faisons de la nature est obsolète. Certes, la forêt est victime de la cupidité humaine, et l’ours du réchauffement climatique que notre révolution industrielle a provoqué, mais il serait absurde d’opposer l’homme industrieux et cynique à la nature vierge. Cette dernière est un mythe, Homo erectus l’ayant dès l’origine modelée à sa convenance, et l’homme sait bien qu’il ne doit sa survie qu’à une alimentation riche et variée — ce qu’on appelle la biodiversité.

Pour le montrer, Serge Bahuchet nous entraîne dans un voyage aux sources des pratiques agricoles et culinaires, des espèces de pommes de terre péruviennes à la chasse au porc-épic chez les Pygmées, de la domestication de la carpe aux propriétés bactéricides du piment, des civilisations du vin et de celles de la bière à ces grands défricheurs des forêts que furent les moines cisterciens et bouddhistes.
Cette « anthropologie de la vie quotidienne » éclaire puissamment nos modes de vie ordinaires, révélant le complexe écheveau d’interdépendances qui le sous-tend et lie étroitement nos problèmes d’Occidentaux à ceux des autres peuples, singulièrement aux deux-tiers dont l’ordinaire est notoirement insuffisant. Sauver la forêt amazonienne, c’est aussi œuvrer pour la justice sociale. Mieux manger, et favoriser la biodiversité, c’est aussi favoriser les progrès de la démocratie. La nature sera ce que nous voulons en faire.

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4 décembre 2017

[Ecouter] L’Anthropocène, une nouvelle ère géologique après l’Holocène ? (France Inter - La Tête au carré - 55min)

C’est le chimiste Prix Nobel Paul J.Crutzen qui a popularisé la notion d’Anthropocène pour désigner une nouvelle ère géologique caractérisée par l’influence majeure de l’homme sur le milieu terrestre qui aurait débuté en 1784. Mais officiellement, nous sommes encore dans l’Holocène.

Certains scientifiques, sujets de Sa Gracieuse Majesté et membres de la Geological Society of London avancent l’idée d’une nouvelle ère géologique qui serait l’Anthropocène, mais qui hélas, n’a aucune légitimité car elle n’a pas été validée par une commission internationale...

Sommes-nous entrés dans une nouvelle ère ?

Faut-il le préciser, pour qu’une ère géologique soit entérinée, il faut une procédure longue avec proposition de subdivision instruite par un groupe de travail, des critères précis et des instances scientifiques qui valident le dossier. Les critères sont géologiques, bio stratigraphiques, physico-chimiques et il faut qu’ils soient globaux et synchrones, c’est capital car ce repère sert à dater.
De plus, dans la discipline scientifique de la géologie, le temps a un rôle fondamental. Il couvre plus de 4 milliards d’années. Les tenants de l’Anthropocène débutent la période avec les marques laissées par l’Homme, au milieu du 19eme avec la Révolution industrielle et pour les géologues une ère se ahiffse(en dizaines de milliers d’années.
Qui participe et décide d’une nouvelle ère ? Quel est le point de départ d’une nouvelle ère et quels en sont les critères d’entrée ? Qu’est-ce que le clou d’or ? L’humain est-il un facteur géologique ? Qu’est ce qui spécifie l’Anthropocène ?

- Patrick De Wever, géologue et Professeur au Muséum National d’Histoire Naturelle au Département Histoire de la Terre, Géologie, MNHN et membre de la Société Géologique de France
- Catherine Jeandel, océanographe Directrice de recherches CNRS au Laboratoire d’études en géophysique et océanographie spatiales (LEGOS) de Toulouse. Elle fait partie de l’Anthropocène Working Group
- Jean Denis Vigne, archéozoologue, Directeur Général Délégué à la Recherche, à l’Expertise, à la Valorisation et à l’Enseignement (DGD REVE) du Muséum national d’Histoire naturelle, Directeur de la Recherche du Muséum National d’Histoire naturelle.

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30 novembre 2017

[Ecouter] Insectes : mais où sont-ils tous passés ? (France Culture - La méthode scientifique - 58min)

Connaît-on précisément les populations d’insectes actuellement : nombre d’espèces et abondance ? Comment mesurer ces populations afin d’être capable de quantifier précisément leur évolution (et leur disparition) en abondance et en diversité ?

Mi-octobre, une étude allemande faisait grand bruit : en 30 ans, près de 80% des insectes auraient disparu dans les zones protégées du pays, étude qui vient confirmer ce que de nombreux chercheurs constatent depuis plusieurs années : les populations d’insectes, et notamment les pollinisateurs, sont en chute libre, oui mais voilà, à part les abeilles et peut-être les papillons et contrairement aux vertébrés, les insectes n’intéressent pas grand monde. On parle d’hécatombe invisible ou de « majorité négligée » mais peut-on survivre sans les insectes ? Et est-il encore temps de les sauver ?

Pour partir à la recherche de la cause de la disparition des insectes et tenter d’en faire le recensement, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Benoit Geslin, maître de conférences à l’université Aix-Marseille, chercheur à l’Institut Méditerranée de Biodiversité et d’Ecologie Marine et Continentale et ici dans le studio de France Culture à la Maison de la Radio avec François Lasserre, vice-président de l’Office pour les Insectes et leur environnement, auteur notamment du « Musée vivant des insectes  » avec Anne de Angelis aux éditions de la Martinière.

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24 novembre 2017

[Ecouter] Quel avenir pour l’Agence Nationale de la Recherche ? (France Culture - La méthode scientifique - 58min)

Dans quel but avait été fondé l’ANR ? Pourquoi n’arrive-t-elle pas à répondre à ses objectifs ? Le président de l’ANR a été remercié par le gouvernement Macron en juillet dernier. Ce remaniement va-t-il permettre un restructuration de cette institution pour répondre à la crise qu’elle traverse ?

L’intention de départ est bonne : en créant l’Agence Nationale de la Recherche, le gouvernement de l’époque - celui de Jean-Pierre Raffarin, répond à une exigence de longue date de la communauté scientifique. Aligner la France sur les modèles internationaux, à savoir le financement sur projets de la recherche scientifique par une Agence pilotée par l’Etat. Mais 12 ans après sa création, le bilan de l’ANR est de l’avis collectif calamiteux. Son budget a été diminué de moitié, à peine plus de 10% des projets présentés sont financés, la recherche fondamentale est totalement oubliée, le tout enrobé d’un fonctionnement technocratique illisible. Le nouveau gouvernement affirme vouloir tout remettre à plat, oui, mais comment ?

Pour apporter des éléments de réponse à cette vaste question et plus généralement au problème de financement de la recherche en France, trois invités ne seront pas de trop :
- Patrick Petitjean, astronome à l’Institut d’Astrophysique de Paris, ancien président du comité ANR "Physique sub-atomique, Science de l’Univers, Structure et histoire de la Terre" (d’où il a démissionné en 2015)
- Sylvestre Huet, journaliste scientifique au Monde - auteur de l’excellent blog Sciences²
- Yann Renisio, post-doctorant en sociologie au Collège de France, associé au Centre Maurice Halbwachs.

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