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6 septembre 2018

[Ecouter] Espèces nocives : la grande invasion (France Culture - La méthode scientifique - 59min)

omment définit-on une espèce invasive ? Quelles en sont les causes ? A quel point sont-elles nuisibles pour la biodiversité ? Où en sont les connaissances sur les invasions biologiques ? Comment les chercheurs les étudient-elles ? Comment en mesurer les impacts ? Selon quels critères ?

Qu’ont en commun le frelon asiatique, le rat musqué, le phylloxera et votre gros matou qui ronronne sur votre canapé ? Tous sont des espèces dites « invasives », c’est-à-dire des espèces qui, lorsqu’elles sont importées, déplacées, introduites dans un autre environnement que le leur, ont des conséquences destructrices dramatiques sur ces écosystèmes préservés. Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui la troisième cause d’érosion de la biodiversité au niveau mondial, elles sont impliquées dans la moitié des extinctions connues, et leur coût économique est exorbitant. Comment réguler ces espèces, et comment prévenir leur prolifération ?

Pour évoquer cet épineux problème, et les diverses solutions à lui apporter… nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Elsa Bonnaud, maître de conférence en écologie à l’université Paris-Sud et Franck Courchamp, chercheur en écologie, directeur de recherche CNRS au laboratoire Ecologie, Systématiques et Evolution de l’université Paris-Sud à Orsay.

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6 septembre 2018

[Ecouter] L’Homme et les abeilles : à quand la lune de miel ? (France Culture - De cause à effets - 1H)

Au 1er septembre 2018, trois néonicotinoides seront interdits en Europe, mais des dérogations restent possibles jusqu’en juillet 2020. Est-ce l’arbre qui cache la forêt ? Quelles sont les réelles solutions pour sauver les abeilles, et en finir avec la politique des petits pas ?

L’été 2018 touche à sa fin, force est de constater qu’il restera celui des mauvaises nouvelles en matière d’environnement, et la démission du ministre Nicolas Hulot ne semble pas augurer d’un avenir meilleur, à moins d’un sursaut politique … Été caniculaire, été meurtrier aussi, notamment pour les espèces animales comme les colonies d’abeilles, sentinelles de l’environnement, dont l’hécatombe continue et suscite un appel à l’aide de la part des apiculteurs. En 30 ans, ce sont 75 à 80% des insectes volants qui ont disparu en Europe. Et ailleurs, comme aux États-Unis ou au Canada, le déclin est tout aussi massif…
Une situation qui a de quoi nous alarmer. Un enjeu qui dépasse les apiculteurs puisqu’il concerne la dégradation générale de l’environnement, la sécurité alimentaire et la santé de tous.
Depuis hier, 1er septembre, trois néonicotinoides sont désormais interdits en Europe, mais des dérogations restent possibles jusqu’en 2020.

« L’Homme et les Abeilles : à quand la lune de miel ? », état des lieux avec Henri Clément, apiculteur, secrétaire général et porte-parole de l’UNAF, l’Union nationale de l’apiculture française, auteur notamment du « Traité Rustica de l’apiculture ». Et Gérard Arnold, apidologue, directeur de recherche émérite au CNRS au laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie (EGCE) à Gif-sur-Yvette, et expert sur l’abeille à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)

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6 septembre 2018

[Ecouter] Les micro-organismes extrêmophiles (France Inter - La Tête au carré - 53min)

Les micro-organismes représentent la forme de vie la plus répandue sur Terre. La vie microbienne dispose d’une étonnante souplesse d’adaptation aux environnements extrêmes : chaudes ou froides, acides ou basiques, salées… Mais comment font-ils pour vivre dans ces conditions ?

Le plus grand écosystème terrestre

Le plancher océanique représente le plus grand écosystème terrestre. Mais il est l’un des plus difficile d’accès et l’un des moins connus. La vie microbienne qui y prospère dispose d’une étonnante souplesse d’adaptation aux environnements extrêmes - pouvant survivre par exemple dans des conditions extrêmement chaudes ou froides, acides ou basiques, salées comme dans la mer Morte ou sous haute pression comme dans les grandes profondeurs océaniques - conditions qui serait préjudiciables à des organismes complexes. Ces organismes sont appelés extrêmophiles.
En 2014, la microbiologiste Karine Alain a fait partie d’une équipe européenne qui a identifié des bactéries et des champignons microscopiques à des profondeurs record de 1 922 et de 1 740 mètres sous le bassin de Canterbury, au large de la Nouvelle-Zélande. Ils ont isolé des traces de vie à deux kilomètres sous le plancher océanique. La vie persisterait donc là, où les températures frôlent les 100°C et les pressions les 50 MPa.

La bactérie "Halomonas titanicae"

La bactérie Halomonas titanicae a été récemment découverte dans la coque du paquebot RMS Titanic. Il a été estimé que l’action de H. titanicae produit une rouille qui pourrait entraîner la détérioration totale du Titanic vers 2030. Les micro-organismes Halomonas sont capables de survivre à des environnements salés très hostiles.
Mais comment font ils pour vivre dans ces conditions ? Pour cela ils accumulent la molécule ectoïne afin de compenser les fluctuations des concentrations externes de sel. Des expériences de diffusion de neutrons ont permis d’expliquer comment l’ectoïne permet à ces bactéries de survivre : elle agit, à l’intérieur des bactéries, en maintenant les propriétés dynamiques de l’eau, essentielles à la vie.
Publié dans Scientific Reports, ce résultat a été obtenu par une collaboration de chercheurs dont Guiseppe Zaccai de l’Institut Laue-Langevin, du CNRS, du CEA, de l’UGA, de l’Institut Max Planck de biochimie et de la société de biotechnologies Bitop. Il permet une meilleure compréhension de l’adaptation des microbes à des environnements extrêmes.

Pour en parler, Mathieu Vidard reçoit :

- Karine Alain, microbiologiste et chercheur Cnrs au Laboratoire de microbiologie et des Environnements extrêmes à l’Institut universitaire européen de la mer de Brest
- Guiseppe Zaccaï chercheur, biophysicien et directeur de chercheur émérite au CNRS à l’Institut de Biologie structurelle de Grenoble et attaché au l’ILL, Institut Laue-Langevin, toujours à Grenoble.

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6 septembre 2018

[Ecouter] Les capacités insoupçonnées des arbres (France Inter - Le temps d’un bivouac - 55min)

Nouvelle diffusion de notre bivouac au cœur des forêts tropicales, à la découverte des étonnantes capacités des arbres qui les peuplent en compagnie du botaniste Francis Hallé.

Après plus de 50 années passées à étudier et à observer l’écosystème des forêts tropicales de l’Amazonie à l’Asie du Sud Est en passant par l’Afrique, Francis Hallé, grand spécialiste des arbres a acquis une certitude : l’essentiel à leur sujet reste à découvrir. Le botaniste, revient sur ses découvertes et ses recherches au travers de ses carnets de terrain, nous révélant ainsi dessins, croquis, notes et anecdotes liés à ses études et ses explorations.
En fin d’émission, petit crochet dans le monde des médecines traditionnelles en compagnie de l’ethnopharmacologue et pharmacien, Jacques Fleurentin. Ce scientifique a parcouru la planète pour observer les flores locales et rencontrer des herboristes, des chamanes ou encore des guérisseurs qui ont accepté de partager avec lui leurs savoirs sur les plantes qui soignent.

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6 septembre 2018

[Ecouter] Domestication animale : des animaux sur mesure ? (France Culture - La méthode scientifique - 59min)

Comment s’est faite la domestication des animaux ? A quelle période et à quel endroit remonte-t-elle ? Comment les animaux domestiques se sont-ils ensuite dispersés dans le monde ? Comment la domestication change t-elle l’animal ?

« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé », dit le renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. La paléogénétique et l’archéozoologie ne disent pas autre chose à propos de la domestication de l’animal par l’homme : responsable au point de modifier des gènes, de transformer des espèces, de bouleverser des lignées pour une meilleure cohabitation, pour un commensalisme, le plus souvent au bénéfice de l’homme et parfois au détriment de l’animal, qui y perd en diversité génétique, en capacité cérébrale, qui acquiert des traits parfois à son désavantage. Mais l’humain lui-même n’est-il finalement pas un animal auto-apprivoisé ?

Pour comprendre comment nous sommes passés du loup au chien, de l’auroch à la vache, du sanglier au cochon et du chat au chat, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Joséphine Lesur, archéozoologue et maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle, auteure de « Et la gazelle devint chèvre » aux Presses Universitaires du Midi et Eva Maria Geigl, directrice de recherche CNRS et co-responsable de l’équipe Epigénome et Paléogénome à l’Institut Jacques Monod.

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