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8 mars 2017

Le pâturage des pelouses subalpines préserve leur biodiversité

André Pornon

Certaines de nos activités émettent de grandes quantités d’azote oxydées (NOx) ou réduites (NHx) susceptibles de perturber le fonctionnement des milieux naturels. Dans les prairies subalpines1 des Pyrénées, cela se traduit par un apport excessif d’éléments azotés. Pour la première fois, des chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB, CNRS / Université Toulouse III - Paul Sabatier / ENSFEA / IRD), du Centre d’Etudes Spatiales de la BIOsphère (CESBIO, CNRS / CNES / Université Toulouse III - Paul Sabatier / IRD)du laboratoire Biodiversité Gènes et Communautés (BIOGECO, INRA / Université de Bordeaux) et de l’Instituto Pirenaico de Ecología (Espagne) ont pu analyser les conséquences à long terme des dépôts azotés sur la biodiversité végétale de ces écosystèmes2.Alors que les scientifiques s’attendaient à une diminution du nombre d’espèces avec l’accroissement des dépôts azotés, ils ont au contraire constaté son augmentation. Dans ces zones d’alpage très pâturées, la consommation par les herbivores des plantes qui bénéficient de l’enrichissement du sol en azote semble expliquer cette contradiction. L’étude, qui s’est également intéressée à l’impact du réchauffement climatique sur ces milieux naturels, a été publiée en janvier dernier dans Journal of Ecology.

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22 juin 2016

Vers une approche mécanistique de la réponse adaptative aux changements globaux

Etienne Danchin

La compréhension des modalités permettant aux organismes de faire face aux changements globaux est un défi scientifique majeur. Les mécanismes moléculaires qui sous-tendent les réponses adaptatives rapides à ce changement climatique restent peu comprises.

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6 juin 2016

Avec la génomique, la pollinisation dévoile ses réseaux

André Pornon, Nathalie Escaravage, Monique Burrus, Amaia Iribar, Roselyne Etienne, Lucie Zinger, Christophe Andalo

La pollinisation par les animaux est, à l’échelle planétaire, une fonction écosystémique essentielle mais menacée. Malgré les très nombreuses études sur la pollinisation, les connaissances sur les réseaux de pollinisation restent très insuffisantes, essentiellement en raison d’un manque d’outils adaptés à leur complexité. La génomique environnementale pourrait pallier ce problème méthodologique ! C’est ce que démontrent les travaux d’une équipe de chercheurs du Laboratoire Évolution et Diversité Biologique de Toulouse (EDB – CNRS / Université Toulouse III-Paul Sabatier /ENFA) et du laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble (LECA - CNRS / Université Joseph Fourier Grenoble / Université de Savoie)dans un article paru dans la revue Scientific Reports. Non seulement ces nouvelles méthodes permettent d’identifier les espèces de plantes visitées grâce à leurs grains de pollen présents sur le corps des insectes, mais également de connaitre dans une certaine mesure leur abondance. Ces informations indispensables permettront de mieux caractériser et quantifier les interactions dans les réseaux de pollinisation, ce qui est difficile, voire impossible à réaliser avec les méthodes conventionnelles1.

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