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Diversité des espèces dans un milieu et diversité génétique sont sensibles aux mêmes facteurs

by Frédéric Magné - published on

La diversité des espèces dans un milieu et la diversité génétique au sein de ces mêmes espèces sont deux composantes de la biodiversité. Pourtant, elles ont toujours été étudiées séparément… Les travaux effectués dans les mares de Guadeloupe par une équipe de chercheurs CNRS du Centre d’écologie évolutive et fonctionnelle (CEFE), CNRS/Université Montpellier 1, 2 et 3/Montpellier SUPAGRO/Ecole Pratique des Hautes Études/CIRAD/IRD/INRA, et de l’Ecole Pratique des Hautes Études montrent que ces deux diversités sont fortement corrélées et répondent aux mêmes facteurs.  



Drepanotrema depressissimum (à gauche) et Aplexa marmorata (à droite), comptent parmi les espèces les plus présentes dans les mares de Guadeloupe. ©Jean-Pierre Pointier

 

Depuis le début des années 2000, les chercheurs subodoraient que dans certains écosystèmes, la diversité des espèces et la diversité génétique au sein de ces espèces pouvaient être influencées par les mêmes facteurs. Mais personne n’avait étudié précisément les conditions dans lesquelles ces deux diversités étaient corrélées. Thomas Lamy, jeune chercheur en thèse au CEFE de Montpellier, a conduit la première étude systématique qui compare diversité des espèces et diversité génétique à l’échelle d’un paysage : celui des mares de Guadeloupe. « Les plans d’eau ont été répertoriés selon trois critères : taille de la mare, stabilité de la mare (certaines s’assèchent à la saison sèche) et connectivité (certaines mares débordent durant la saison des pluies et sont alors reliées à d’autres mares) » indique Thomas Lamy. L’étude publiée dans Molecular Ecology conforte l’intuition des chercheurs : dans les mares à forte connectivité, on retrouve à la fois un grand nombre d’espèces et une grande variabilité génétique au sein de ces espèces. 

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs se sont focalisés sur une communauté de mollusques d’eau douce qui compte jusqu’à 30 espèces différentes. Ils ont mesuré le nombre d’espèces dans plus de 230 mares, onze années durant. Parallèlement, ils ont mesuré la diversité génétique des deux espèces les plus communes de mollusques, Drepanotrema depressissimum et Aplexa marmoratadans 75 mares. « Les milieux les plus connectés sont ceux où les deux diversités sont les plus fortes », indique Thomas Lamy. En effet, ils reçoivent lors de la saison des pluies de nombreux individus de toutes les espèces, augmentant ainsi à la fois le nombre d’espèces de mollusques et la variabilité génétique au sein de ces espèces. 
 

Référence :

Variation in habitat connectivity generates positive correlations between species and genetic diversity in a metacommunity,T. Lamy, P. Jarne, F. Laroche, J.-P. Pointier, G. Huth, A. Segard et P. David.,Molecular Ecology, 2013 

Contact chercheur

Patrice DAVID, directeur de recherche au CNRS, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE), CNRS/Université Montpellier 1, 2 et 3/Montpellier SUPAGRO/Ecole Pratique des Hautes Etudes/CIRAD/IRD/INRA
Tél. : 04 67 61 32 28
Mél : patrice.david@cefe.cnrs.fr 

Contact presse

Johanne Nahmani, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE), CNRS/Université Montpellier 1, 2 et 3/Montpellier SUPAGRO/Ecole Pratique des Hautes Etudes/CIRAD/IRD/INRA
Tél. : 04 67 61 33 00
Mél : communication@cefe.cnrs.fr.