Supervisory authorities

CNRS

Our LABEX

Our Networks

Search




Visitors logged in: 12


Home > Communication > Scientific newsletter > News in touch with our themes

Enfin de nouveaux indicateurs pour mesurer le succès de la restauration écologique

by Frédéric Magné - published on , updated on

Suite à la conférence internationale sur la biodiversité qui s’est tenue à Nagoya en 2010, il est prévu de restaurer d’ici à 2020 15% des écosystèmes dégradés de la planète ! Encore faudrait-il être capable de mesurer le succès des opérations de restauration. Une équipe scientifique*, dont des chercheurs de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie (CNRS/IRD/Universités d’Avignon et de Marseille), viennent de proposer deux nouveaux indicateurs qui permettent de mesurer pour la première fois de manière plus intégrative l’efficacité des interventions de restauration écologique.


Les nouveaux indicateurs proposés intègrent dans la mesure de la restauration de peuplements végétaux (ici pelouses sèches en Camargue) non seulement leur diversité, mais également leur composition et leur structure © Isabelle Muller (UMR CNRS-IRD IMBE)
 
Qu’il s’agisse d’une restauration ciblée sur des espèces ou d’une restauration de tout un écosystème, ce type d’opérations a pour but d’enrayer l’érosion de la biodiversité planétaire et des services qu’elle nous rend. Certes de nombreuses questions restent encore à élucider autour des techniques de restauration à mettre en place, celles-ci ne pourront cependant être validées qu’après en avoir mesuré leur efficacité. Or, si de nombreuses recherches ont déjà été réalisées pour mesurer la réponse des communautés végétales ou animales faces aux activités humaines, peu d’entre-elles proposent des indicateurs capables de mesurer le pourcentage de restauration de l’intégrité écologique des communautés concernées. Bien souvent, ne sont proposés que des indices mesurant isolément la restauration de la composition, de la richesse ou de la diversité des populations sans réelle intégration de ces différents paramètres.

Pour la première fois, deux nouveaux indicateurs complémentaires ont été présentés et testés sur une communauté fictive et deux réelles (pelouses sèches en Camargue et steppe de Crau). L’originalité : ils permettent de mesurer la proportion (composition, richesse, diversité) de l’écosystème de référence restauré après les interventions mais aussi, les espèces ou populations encore trop représentées dans les communautés en cours de restauration par rapport à la référence. Les résultats de l’utilisation de ces nouveaux indices montrent au final une efficacité moindre des opérations de restauration par rapport aux indices partiels précédemment utilisés.

A terme, il reste encore à intégrer à ces indices les variations temporelles et spatiales qui caractérisent la dynamique des communautés végétales et animales. Ces résultats montrent une nouvelle fois que la conservation des écosystèmes doit être une priorité par rapport à nos faibles compétences en matière de restauration ! 

Références :

"New synthetic indicators to assess community resilience and restoration success" publié dans Ecological Indicators le 23 février 2013 par Renaud Jaunatre, Elise Buisson, Isabelle Muller, Hélène Morlon, François Mesléard et Thierry Dutoit. 

Contact chercheur

Thierry Dutoit, Institut Méditerranéen de Biodiversité et d’Ecologie (IMBE), CNRS/IRD/Universités d’Avignon et de Marseille
Mél : thierry.dutoit@imbe.fr

Contact presse

Karine Baligand, chargée de communication de la délégation Provence et Corse, Tel : 04 91 16 46 30/ 06 82 99 41 25
Mél : karine.baligand@dr12.cnrs.fr