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Bonjour,

Voici la lettre d’actualités scientifiques du laboratoire Évolution et Diversité Biologique.
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Bonne lecture

A la une


Arnaud Sentis, Nathalie Dardenne, Felipe Ramon-Portugal, Gilles Espinasse, Alexandra Magro, Benoit Pujol, Jean-Louis Hemptinne & Etienne Danchin

Tout a commencé par un projet de groupe élaboré au cours de l’école d’été 2012 du LabEx TULIP, pour mener six ans plus tard à la publication d’un article dans Heredity sur l’évolution non-génétique du puceron du pois entre autre par plusieurs chercheurs du laboratoire Evolution & Diversité Biologique (EDB UMR 5174 Université Fédérale de Toulouse Midi-Pyrénées, CNRS, IRD, UPS). Deux des étudiants ayant participé au projet initial lors de la summer school de 2012 sont parmi les auteurs. Un bel exemple de cas où l’enseignement aura influencé la recherche.


Actualités du laboratoire


« Il est très difficile d’éradiquer complètement une espèce invasive quand celle-ci vit dans un milieu aquatique. Impossible de le vider ! On met donc en place des programmes pour les contrôler de manière très régulière. Les principaux leviers de gestion consistent donc à éviter leurs introduction dans les milieux. Il est donc nécessaire de se saisir du problème en agissant en amont de l’invasion biologique. »


Actualités scientifiques des organismes de recherche


En quinze ans, presque 13 000 articles de recherche ont été publiés dans les principales revues dédiées aux sciences de la conservation. Pourtant, la biodiversité reste menacée partout dans le monde. Deux chercheurs du CNRS se sont penchés sur ce paradoxe inquiétant en décortiquant cette riche littérature. Selon eux, l’un des obstacles majeurs serait la recherche constante d’arbitrages plus favorables aux activités humaines qu’à la protection de la nature. Cette étude est publiée le 10 septembre dans Trends in Ecology and Evolution.



Les coraux bâtisseurs de récif vivent dans des eaux tropicales plutôt pauvres en nutriments. Mais ils tirent leur énergie d’une petite algue unicellulaire, Symbiodinium, qui vit en symbiose dans leurs tissus et leur apporte, par la photosynthèse, les nutriments qui leur sont nécessaires. La comparaison des génomes de Symbiodinium avec des algues non-symbiotiques révèle l’existence de tout un ensemble de gènes qui leur ont permis de s’adapter à la symbiose. Cette étude, qui permet notamment de mieux comprendre les processus à l’œuvre lors du blanchissement des coraux, a été réalisée par des chercheurs du CRIOBE (CNRS/ EPHE / Université de Perpignan Via Domitia) en collaboration avec des scientifiques australiens et du KAUST et vient d’être publié dans la revue Communications Biology.



Des chercheurs de l’Observatoire océanologique de Banyuls-sur-Mer (CNRS/Sorbonne Université) avec des collègues de l’université de Liège et du laboratoire CRIOBE (CNRS/EPHE-PSL/Université de Perpignan Via Domitia) se sont intéressés aux aspects développementaux et évolutifs des bandes blanches des poissons-clowns. Leur étude, publiée dans BMC Biology le 5 septembre 2018, permet de décrire avec précision pourquoi mais également quand et comment ces motifs apparaissent et de mieux comprendre, à terme, leur rôle dans l’organisation sociale des poissons.



Bonne nouvelle : le nombre d’aires marines protégées est en constante augmentation depuis la Convention sur la diversité biologique, dont le plan stratégique pour la biodiversité 2011-2020 a fixé un objectif de 10 % de zones sous ce statut d’ici 2020. Mais la grande majorité des zones nouvellement établies permettent l’extraction de ressources : il s’agit d’aires partiellement protégées dont l’efficacité demeurait floue jusqu’à présent. Une équipe franco-portugaise, impliquant Joachim Claudet, chercheur CNRS, s’est intéressée à cette question : les scientifiques ont réalisé la première méta-analyse globale des aires de protection partielle, regroupées par niveaux de protection, afin d’évaluer leur efficacité écologique.



Plusieurs résultats récents auxquels sont associés les climatologues du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement (LSCE : CEA/CNRS/UVSQ, Paris-Saclay) expliquent les liens entre les épisodes de sécheresse et les échanges de CO2 entre la végétation et l’atmosphère. L’impact de ces divers phénomènes sur la croissance du CO2 atmosphérique à l’échelle globale n’est pas négligeable.



Les recherches sur la diversité des champignons mycorhiziens dans les îles révèlent leurs formidables capacités de diffusion et d’adaptation aux milieux éloignés et hostiles. Ces auxiliaires symbiotiques des plantes pourraient d’ailleurs servir à la réhabilitation d’environnements dégradés.



La question des émotions positives chez les oiseaux est peu abordée jusqu’à présent, les travaux menés portant essentiellement sur les comportements liés au stress. Afin de rechercher des indicateurs comportementaux sur la face, les scientifiques de l’Inra et les équipes du ZooParc de Beauval se sont intéressés au Ara bleu et jaune (Ara ararauna), qui a notamment la particularité d’avoir une partie des joues dépourvue de plumes. Dans le contexte expérimental mis en place, ils ont pu décrire pour la première fois des expressions faciales s’exprimant dans des contextes à valence positive : les perroquets rougissent et dressent également les plumes sur leur tête. Ces premiers résultats (1) ouvrent la voie pour étudier en quoi ces expressions faciales constituent des signaux visuels pouvant communiquer l’état affectif des individus au sein des groupes sociaux.



De nombreuses espèces de poissons de récifs coralliens ont d’excellentes capacités cognitives et sont capables d’apprendre et de retenir des informations importantes telles que l’identité de leurs prédateurs. Ces capacités de mémoire peuvent-elles être affectées par des conditions environnementales altérées par l’Homme ? Et si oui, comment ? C’est à ces questions que répond l’étude réalisée par une équipe de chercheurs du CRIOBE (D. Lecchini & F. Bertucci) publiée dans Chemosphere. Les scientifiques ont mis en évidence l’effet négatif d’un pesticide largement utilisé dans les régions tropicales, le chlorpyrifos, sur la mémoire de jeunes poissons coralliens à reconnaitre l’odeur des prédateurs.



Pour la première fois à l’échelle mondiale, une équipe internationale impliquant un chercheur Inra du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/Université de La Rochelle) et des scientifiques argentins et espagnols, montre les effets positifs de la biodiversité végétale sur la stabilité et le fonctionnement des écosystèmes terrestres. Grâce à l’analyse de données satellitaires et des observations sur 123 sites dans le monde, les chercheurs révèlent que l’influence de la biodiversité sur les écosystèmes est tout aussi importante que celle du climat ou du sol. Leurs résultats sont publiés dans la revue PNAS le 30 juillet 2018.



Une étude internationale menée au CIBIO/InBio (Portugal) et à l’Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier (Université de Montpellier / CNRS / EPHE / IRD), parue dans la prestigieuse revue Genome Biology, montre que le lièvre ibérique possède de nombreux fragments de génome du lièvre variable, une espèce arctique pourtant non présente dans la péninsule ibérique. Certains de ces fragments ont même envahi les populations ibériques. L’étude explique comment et pourquoi de tels envahissements ont pu se produire, illustrant les conséquences positives et négatives possibles de l’hybridation interspécifique.



La modélisation de l’expansion européenne du frelon asiatique par les équipes de l’URZF (INRA) et de l’IRBI (UMR CNRS/Université de Tours) montre que la rapidité de celle-ci sur certains territoires est encore liée à des transports accidentels par l’homme. L’étude publiée dans International Journal of Pest Management démontre donc l’importance de mettre en place des moyens de contrôle de ce frelon invasif, notamment sur des îles méditerranéennes où la pression touristique est importante.



C’est dans le cadre d’un programme d’éradication des rats qu’une collaboration franco-américaine incluant des chercheurs du CNRS et du MNHN s’est rendu, à l’été 2017 sur les îles britanniques de Turques-et-Caïques (Caraïbes) pour y étudier la population de lézards, Anolis scriptus. Leur étude prend un tout autre tournant lorsque surviennent les ouragans Irma et Maria quelques semaines après leur séjour. Emportés par les vents violents, les lézards ne firent pas long feu à l’exception de quelques chanceux à l’anatomie particulière. Les scientifiques revenus sur place remarquèrent que les survivants avaient notamment des membres antérieurs plus longs et des coussinets adhésifs plus larges sous leurs doigts, leur permettant de s’agripper aux branches. Leurs membres postérieurs étaient également plus courts et ainsi moins en proie aux vents. Ces résultats seront publiés dans Nature, le 25 Juillet 2018.



C’est dans la réserve naturelle des Terres australes françaises (TAAF) que se trouve la plus grande colonie de manchots royaux au monde. Des chercheurs du Centre d’études biologiques de Chizé (CNRS/Université de la Rochelle) ont constaté, grâce à des images satellites haute résolution un déclin massif de 88% de cette colonie située sur l’île aux Cochons dans l’archipel de Crozet. Si les causes de leur disparition pourraient être environnementales, le mystère reste entier. Ces résultats ont été publiés dans Antarctic Science le 25 juillet.


Articles de presse - Sciences


Digging into the plant microbiome could help future farmers and conservationists.



A study of a songbird and a bacterium that infects it has revealed how species in conflict evolve in response to each other.



A new study by an international team of researchers, led by scientists from the University of Bristol, has revealed the origins and evolution of animal body plans.



Most of the extinctions were caused by deforestation in South America, a new study of endangered birds shows.



Les effets du réchauffement climatique ne portent pas seulement sur les températures. Une nouvelle étude met en garde sur la baisse des rendements agricoles, provoquée par une prolifération des insectes nuisibles sous les climats plus chauds.



La première étude jamais réalisée sur le génome de ces champignons aux effets psychédéliques montre que ces propriétés pourraient avoir été sélectionnées comme arme contre les insectes.


Articles de presse - Enseignement supérieur et recherche


Eleven research funders in Europe announce ‘Plan S’ to make all scientific works free to read as soon as they are published.



La France s’est rapprochée des pratiques de ses voisins, où notes au bac, épreuves, lettres de motivation et activités extrascolaires comptent.


Publications scientifiques


Lounès Chikhi, Jordi Salmona

Forest loss, fragmentation, and anthropization threaten the survival of forest species all over the world. Shifting agriculture is one of these threatening processes in Madagascar. However, when its cycle is halted and the land is left to regenerate, the resulting growth of secondary forest may provide a viable habitat for folivorous and omnivorous lemur species. We aimed to identify the response of nocturnal lemurs to different successional stages of regenerating secondary, degraded mature, and mature forest across a mosaic-type landscape. We surveyed four nocturnal lemur species (Avahi laniger, Microcebus cf. simmonsi, Allocebus trichotis, and Daubentonia madagascariensis) in four forest types of varying habitat disturbance in northeastern Madagascar.(...)



Keywords : Metazoa, disparity, evolution, morphology, Cambrian explosion

The animal kingdom exhibits a great diversity of organismal form (i.e., disparity). Whether the extremes of disparity were achieved early in animal evolutionary history or clades continually explore the limits of possible morphospace is subject to continuing debate. Here we show, through analysis of the disparity of the animal kingdom, that, even though many clades exhibit maximal initial disparity, arthropods, chordates, annelids, echinoderms, and mollusks have continued to explore and expand the limits of morphospace throughout the Phanerozoic, expanding dramatically the envelope of disparity occupied in the Cambrian. The “clumpiness” of morphospace occupation by living clades is a consequence of the extinction of phylogenetic intermediates, indicating that the original distribution of morphologies was more homogeneous. The morphological distances between phyla mirror differences in complexity, body size, and species-level diversity across the animal kingdom.(...)



Keywords : colonization process, evolution, history, mutants, mycorrhizas, ‘omics’ approaches, plant microbiota, signalling molecules

Our knowledge of mycorrhizas dates back to at least 150 years ago, when the plant pathologists A. B. Frank and G. Gibelli described the surprisingly morphology of forest tree roots surrounded by a fungal mantle. Compared with this history, our molecular study of mycorrhizas remains a young science. To trace the history of mycorrhizal research, from its roots in the distant past, to the present and the future, this review outlines a few topics that were already central in the 19th century and were seminal in revealing the biological meaning of mycorrhizal associations. These include investigations of nutrient exchange between partners, plant responses to mycorrhizal fungi, and the identity and evolution of mycorrhizal symbionts as just a few examples of how the most recent molecular studies of mycorrhizal biology sprouted from the roots of past research. In addition to clarifying the ecological role of mycorrhizas, some of the recent results have changed the perception of the relevance of mycorrhizas in the scientific community, and in the whole of society. Looking to past knowledge while foreseeing strategies for the next steps can help us catch a glimpse of the future of mycorrhizal research.



Keywords : island biogeography, alien species, isolation, island invasibility, naturalization

One of the best-known general patterns in island biogeography is the species–isolation relationship (SIR), a decrease in the number of native species with increasing island isolation that is linked to lower rates of natural dispersal and colonization on remote oceanic islands. However, during recent centuries, the anthropogenic introduction of alien species has increasingly gained importance and altered the composition and richness of island species pools. We analyzed a large dataset for alien and native plants, ants, reptiles, mammals, and birds on 257 (sub) tropical islands, and showed that, except for birds, the number of naturalized alien species increases with isolation for all taxa, a pattern that is opposite to the negative SIR of native species. We argue that the reversal of the SIR for alien species is driven by an increase in island invasibility due to reduced diversity and increased ecological naiveté of native biota on the more remote islands.



Jérôme Chave

Investigating how trophic interactions influence the β‐diversity of meta‐communities is of paramount importance to understanding the processes shaping biodiversity distribution. Here, we apply a statistical method for inferring the strength of spatial dependencies between pairs of species groups. Using simulated community data generated from a multi‐trophic model, we showed that this method can approximate biotic interactions in multi‐trophic communities based on β‐diversity patterns across groups. When applied to soil multi‐trophic communities along an elevational gradient in the French Alps, we found that fungi make a major contribution to the structuring of β‐diversity across trophic groups.(...)



Keywords : diversification, extinction risk, forests, global change, grasslands, habitat loss, land conversion, phylogenetic diversity

Humans continue to alter terrestrial ecosystems, but our understanding of how biodiversity responds is still limited. Anthropogenic habitat conversion has been associated with the loss of evolutionarily distinct bird species at local scales, but whether this evolutionary pattern holds across other clades is unknown. We collate a global dataset on amphibian assemblages in intact forests and nearby human‐modified sites to assess whether evolutionary history influences susceptibility to land conversion. We found that evolutionarily distinct amphibian species are disproportionately lost when forested habitats are converted to alternative land‐uses.(...)



Keywords : density independence, environmental variability, exploitation, fisheries, long‐term data, population dynamics

Atlantic salmon populations appear to fluctuate stochastically through time. It is suspected that both density‐dependent and density‐independent factors cause these fluctuations but the relative importance of each, and the life stages at which they operate, is not well known. In this study, a long‐term data set on Atlantic salmon migrants returning to the Foyle catchment, Ireland, was used to determine the role of density‐dependent and life stage‐specific environmental factors regulating population size.A Ricker density‐dependent model showed that spawning adult population size significantly predicted variation in the resultant filial generation ; however, a large amount of variation (ca. 68%) remained unexplained.(...)



Keywords : behavioural ecology, endocrine-disrupting chemicals, predator-prey dynamics, plasticity, sublethal

Chemical contaminants (e.g. metals, pesticides, pharmaceuticals) are changing ecosystems via effects on wildlife. Indeed, recent work explicitly performed under environmentally realistic conditions reveals that chemical contaminants can have both direct and indirect effects at multiple levels of organization by influencing animal behaviour. Altered behaviour reflects multiple physiological changes and links individual- to population-level processes, thereby representing a sensitive tool for holistically assessing impacts of environmentally relevant contaminant concentrations. Here, we show that even if direct effects of contaminants on behavioural responses are reasonably well documented, there are significant knowledge gaps in understanding both the plasticity (i.e. individual variation) and evolution of contaminant-induced behavioural changes. We explore implications of multi-level processes by developing a conceptual framework that integrates direct and indirect effects on behaviour under environmentally realistic contexts.(...)



Keywords : downstream migration, habitat fragmentation, river barriers, Salmo salar, survival

This study investigated the cumulative impact of weirs on the downstream migration of wild Atlantic salmon (Salmo salar) smolts in the River Foyle, Northern Ireland. In spring of 2013 fish were released in two tributaries of similar length ; one tributary (impacted) had seven low‐head weirs along the migration pathway and the other was devoid of such structures (un‐impacted). Salmon smolts fitted with acoustic transmitters were monitored via a passive acoustic telemetry array during downstream migration. In 2014 the study was repeated only in the impacted tributary. Overall freshwater survival rates were high (>94%). There was no significant difference in mortality, movement pattern, delay or travel speeds between rivers or between years at any phase of migration.(...)



Monique Gardes

Most plants engage in symbioses with mycorrhizal fungi in soils and net consequences for plants vary widely from mutualism to parasitism. However, we lack a synthetic understanding of the evolutionary and ecological forces driving such variation for this or any other nutritional symbiosis. We used meta-analysis across 646 combinations of plants and fungi to show that evolutionary history explains substantially more variation in plant responses to mycorrhizal fungi than the ecological factors included in this study, such as nutrient fertilization and additional microbes. Evolutionary history also has a different influence on outcomes of ectomycorrhizal versus arbuscular mycorrhizal symbioses ; the former are best explained by the multiple evolutionary origins of ectomycorrhizal lifestyle in plants, while the latter are best explained by recent diversification in plants ; both are also explained by evolution of specificity between plants and fungi. These results provide the foundation for a synthetic framework to predict the outcomes of nutritional mutualisms.



Libor Závorka, Iris Lang, Julien Cucherousset

Although intraspecific differences between the phenotypes of organisms are an important driver of ecological dynamics (Des Roches et al. 2018), research to help integrate phenotypic variation and its drivers with ecosystem management has been limited. For this reason, the novel conceptual framework proposed by Palkovacs et al. (2018) – which helps to clarify the ecological implications of harvest‐driven trait changes – is timely.



Thankfully, the days when specimen localities could be described in extremely vague terms such as “Peru” or “Indochina” are long gone. But the pendulum has swung too far the other way. Latitude and longitude data of specimens and study areas (such as small nature reserves) are nowadays commonly reported to the 0.000001 of a degree (or 0.01 of a second) or even more “precisely”. This is done either because of converting across measurement systems or because hand-held devices and internet sources provide this kind of precision. We probably report this degree of precision because we are reluctant to round – feeling it would make the data better and more “scientific”. I point out the scale referred to by different degrees of geographic precision (e.g., 10cm for 6 decimal places) and argue that such degree of precision is false for two reasons (...)


La nature en photos


A hummingbird hawk-moth, mountain lion cub and stranded pygmy whales are among this week’s pick of images from the natural world.


Ouvrages, rapports...


Insects display a staggering diversity of behaviors. Studying these systems provides insights into a wide range of ecological, evolutionary, and behavioral questions including the genetics of behavior, phenotypic plasticity, chemical communication, and the evolution of life-history traits. This accessible text offers a new approach that provides the reader with the necessary theoretical and conceptual foundations, at different hierarchical levels, to understand insect behavior. Insect Behavior is divided into three main sections : mechanisms, ecological and evolutionary consequences, and applied issues. The final section places the preceding chapters within a framework of current threats to human survival – climate change, disease, and food security – before providing suggestions and insights as to how we can utilize an understanding of insect behavior to control and/or ameliorate them. Each chapter provides a concise, authoritative review of the conceptual, theoretical, and methodological foundations of each topic.



Histoire, évolution et biologie des Métazoaires

Avec près d’1,6 million d’espèces décrites (et certainement encore bien plus à découvrir !), le monde animal est d’une richesse gigantesque. Et encore, ce que nous observons aujourd’hui n’est qu’un échantillon de ce que la Terre a connu, et connaîtra ! Devant cette immensité de formes différentes, pas facile de s’y retrouver…
C’est pourtant tout l’objet de cet ouvrage, synthèse unique en langue française qui permet de répondre à trois questions essentielles : à quoi les animaux actuels ressemblent-ils ? Pourquoi sont-ils faits ainsi ? Comment sont-ils apparus ? L’ouvrage dépasse la biologie animale traditionnelle pour proposer une vision intégrée et dynamique de la diversité animale, faisant appel à la biologie évolutive, la zoologie, la biologie fonctionnelle, la systématique, la paléontologie et même l’histoire des sciences.
L’ensemble est très richement illustré de plus de 250 photographies et 120 dessins en couleurs, et couvre 26 groupes d’animaux terrestres et aquatiques incluant tous ceux classiquement enseignés.

L’ouvrage est organisé en quatre parties :
1. L’évolution : à la base de la diversité
2.Reconstruire l’histoire de la diversité animale
3.Une approche fonctionnelle des Métazoaires
4.Aperçu de la diversité actuelle



Idéal pour les plongeurs et tous les amoureux de la Méditerranée, ce guide très complet détaille près de 400 espèces méditerranéennes, plantes et animaux les plus communs et les plus importants. Caractéristiques, habitat, confusions possibles permettent une identification précise et font de ce guide photographique une véritable référence.

- Clair : de nombreuses photos, souvent plusieurs par espèce, pour garantir une détermination fiable.
- Précis : les confusions possibles sont indiquées pour éviter des erreurs d’identification.
- Utile : les bons gestes à adopter en cas de piqûre ou de contact avec un animal urticant.
- Européen : les noms vernaculaires de toutes les espèces sont traduits en anglais, allemand, italien et espagnol.
- En prime : les baleines et dauphins de Méditerranée.



Le premier livre accessible pour s’initier et progresser en mycologie !
Destiné à tous ceux qui s’intéressent à la science des champignons, cet ouvrage est un véritable condensé des connaissances actuelles.
L’indispensable à connaître pour chaque grand groupe de champignons, classés par ordre alphabétique avec leur nom en français (amanites, armillaires, bolets, clitocybes, pleurotes, polypores, etc.). Idéal pour identifier avec précision les espèces. Où poussent-elles ? Comment les reconnaître ? Quels caractères observer ?
Mais aussi quels outils choisir et comment acquérir le vocabulaire du parfait mycologue.
Pour aller plus loin, une bibliographie des ouvrages de référence, dont les monographies les plus récentes sur le sujet.
Ce livre est construit comme une introduction au Guide des champignons, France et Europe (Belin).


Podcasts


omment définit-on une espèce invasive ? Quelles en sont les causes ? A quel point sont-elles nuisibles pour la biodiversité ? Où en sont les connaissances sur les invasions biologiques ? Comment les chercheurs les étudient-elles ? Comment en mesurer les impacts ? Selon quels critères ?

Qu’ont en commun le frelon asiatique, le rat musqué, le phylloxera et votre gros matou qui ronronne sur votre canapé ? Tous sont des espèces dites « invasives », c’est-à-dire des espèces qui, lorsqu’elles sont importées, déplacées, introduites dans un autre environnement que le leur, ont des conséquences destructrices dramatiques sur ces écosystèmes préservés. Les espèces exotiques envahissantes sont aujourd’hui la troisième cause d’érosion de la biodiversité au niveau mondial, elles sont impliquées dans la moitié des extinctions connues, et leur coût économique est exorbitant. Comment réguler ces espèces, et comment prévenir leur prolifération ?

Pour évoquer cet épineux problème, et les diverses solutions à lui apporter… nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Elsa Bonnaud, maître de conférence en écologie à l’université Paris-Sud et Franck Courchamp, chercheur en écologie, directeur de recherche CNRS au laboratoire Ecologie, Systématiques et Evolution de l’université Paris-Sud à Orsay.



Au 1er septembre 2018, trois néonicotinoides seront interdits en Europe, mais des dérogations restent possibles jusqu’en juillet 2020. Est-ce l’arbre qui cache la forêt ? Quelles sont les réelles solutions pour sauver les abeilles, et en finir avec la politique des petits pas ?

L’été 2018 touche à sa fin, force est de constater qu’il restera celui des mauvaises nouvelles en matière d’environnement, et la démission du ministre Nicolas Hulot ne semble pas augurer d’un avenir meilleur, à moins d’un sursaut politique … Été caniculaire, été meurtrier aussi, notamment pour les espèces animales comme les colonies d’abeilles, sentinelles de l’environnement, dont l’hécatombe continue et suscite un appel à l’aide de la part des apiculteurs. En 30 ans, ce sont 75 à 80% des insectes volants qui ont disparu en Europe. Et ailleurs, comme aux États-Unis ou au Canada, le déclin est tout aussi massif…
Une situation qui a de quoi nous alarmer. Un enjeu qui dépasse les apiculteurs puisqu’il concerne la dégradation générale de l’environnement, la sécurité alimentaire et la santé de tous.
Depuis hier, 1er septembre, trois néonicotinoides sont désormais interdits en Europe, mais des dérogations restent possibles jusqu’en 2020.

« L’Homme et les Abeilles : à quand la lune de miel ? », état des lieux avec Henri Clément, apiculteur, secrétaire général et porte-parole de l’UNAF, l’Union nationale de l’apiculture française, auteur notamment du « Traité Rustica de l’apiculture ». Et Gérard Arnold, apidologue, directeur de recherche émérite au CNRS au laboratoire Evolution, Génomes, Comportement, Ecologie (EGCE) à Gif-sur-Yvette, et expert sur l’abeille à l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et à l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail)



Les micro-organismes représentent la forme de vie la plus répandue sur Terre. La vie microbienne dispose d’une étonnante souplesse d’adaptation aux environnements extrêmes : chaudes ou froides, acides ou basiques, salées… Mais comment font-ils pour vivre dans ces conditions ?

Le plus grand écosystème terrestre

Le plancher océanique représente le plus grand écosystème terrestre. Mais il est l’un des plus difficile d’accès et l’un des moins connus. La vie microbienne qui y prospère dispose d’une étonnante souplesse d’adaptation aux environnements extrêmes - pouvant survivre par exemple dans des conditions extrêmement chaudes ou froides, acides ou basiques, salées comme dans la mer Morte ou sous haute pression comme dans les grandes profondeurs océaniques - conditions qui serait préjudiciables à des organismes complexes. Ces organismes sont appelés extrêmophiles.
En 2014, la microbiologiste Karine Alain a fait partie d’une équipe européenne qui a identifié des bactéries et des champignons microscopiques à des profondeurs record de 1 922 et de 1 740 mètres sous le bassin de Canterbury, au large de la Nouvelle-Zélande. Ils ont isolé des traces de vie à deux kilomètres sous le plancher océanique. La vie persisterait donc là, où les températures frôlent les 100°C et les pressions les 50 MPa.

La bactérie "Halomonas titanicae"

La bactérie Halomonas titanicae a été récemment découverte dans la coque du paquebot RMS Titanic. Il a été estimé que l’action de H. titanicae produit une rouille qui pourrait entraîner la détérioration totale du Titanic vers 2030. Les micro-organismes Halomonas sont capables de survivre à des environnements salés très hostiles.
Mais comment font ils pour vivre dans ces conditions ? Pour cela ils accumulent la molécule ectoïne afin de compenser les fluctuations des concentrations externes de sel. Des expériences de diffusion de neutrons ont permis d’expliquer comment l’ectoïne permet à ces bactéries de survivre : elle agit, à l’intérieur des bactéries, en maintenant les propriétés dynamiques de l’eau, essentielles à la vie.
Publié dans Scientific Reports, ce résultat a été obtenu par une collaboration de chercheurs dont Guiseppe Zaccai de l’Institut Laue-Langevin, du CNRS, du CEA, de l’UGA, de l’Institut Max Planck de biochimie et de la société de biotechnologies Bitop. Il permet une meilleure compréhension de l’adaptation des microbes à des environnements extrêmes.

Pour en parler, Mathieu Vidard reçoit :

- Karine Alain, microbiologiste et chercheur Cnrs au Laboratoire de microbiologie et des Environnements extrêmes à l’Institut universitaire européen de la mer de Brest
- Guiseppe Zaccaï chercheur, biophysicien et directeur de chercheur émérite au CNRS à l’Institut de Biologie structurelle de Grenoble et attaché au l’ILL, Institut Laue-Langevin, toujours à Grenoble.



Nouvelle diffusion de notre bivouac au cœur des forêts tropicales, à la découverte des étonnantes capacités des arbres qui les peuplent en compagnie du botaniste Francis Hallé.

Après plus de 50 années passées à étudier et à observer l’écosystème des forêts tropicales de l’Amazonie à l’Asie du Sud Est en passant par l’Afrique, Francis Hallé, grand spécialiste des arbres a acquis une certitude : l’essentiel à leur sujet reste à découvrir. Le botaniste, revient sur ses découvertes et ses recherches au travers de ses carnets de terrain, nous révélant ainsi dessins, croquis, notes et anecdotes liés à ses études et ses explorations.
En fin d’émission, petit crochet dans le monde des médecines traditionnelles en compagnie de l’ethnopharmacologue et pharmacien, Jacques Fleurentin. Ce scientifique a parcouru la planète pour observer les flores locales et rencontrer des herboristes, des chamanes ou encore des guérisseurs qui ont accepté de partager avec lui leurs savoirs sur les plantes qui soignent.



Comment s’est faite la domestication des animaux ? A quelle période et à quel endroit remonte-t-elle ? Comment les animaux domestiques se sont-ils ensuite dispersés dans le monde ? Comment la domestication change t-elle l’animal ?

« Tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé », dit le renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. La paléogénétique et l’archéozoologie ne disent pas autre chose à propos de la domestication de l’animal par l’homme : responsable au point de modifier des gènes, de transformer des espèces, de bouleverser des lignées pour une meilleure cohabitation, pour un commensalisme, le plus souvent au bénéfice de l’homme et parfois au détriment de l’animal, qui y perd en diversité génétique, en capacité cérébrale, qui acquiert des traits parfois à son désavantage. Mais l’humain lui-même n’est-il finalement pas un animal auto-apprivoisé ?

Pour comprendre comment nous sommes passés du loup au chien, de l’auroch à la vache, du sanglier au cochon et du chat au chat, nous avons le plaisir de recevoir aujourd’hui Joséphine Lesur, archéozoologue et maître de conférences au Muséum National d’Histoire Naturelle, auteure de « Et la gazelle devint chèvre » aux Presses Universitaires du Midi et Eva Maria Geigl, directrice de recherche CNRS et co-responsable de l’équipe Epigénome et Paléogénome à l’Institut Jacques Monod.