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Roy Mélanie

DEEP

Maître de conférence Université Paul Sabatier

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évolution des associations plantes-champignons ectomycorhiziens

La symbiose ectomycorhizienne est le résultat de l’association stable de champignons aux racines de plantes terrestres. La plupart des champignons ectomycorhiziens sont considérés comme généralistes, mais chaque espèce de plante hôte peut néanmoins être associée à une communauté de champignons plus spécifique. Certaines plantes présentent une spécificité très marquée, comme les espèces d’aulnes, ou d’orchidées non-chlorophyliennes.

Je m’intéresse à l’évolution de cette spécificité d’association tant chez les aulnes que chez les orchidées, afin de comprendre ce qui sélectionne une telle spécificité chez ces deux modèles au contraire d’autres espèces de plantes.

Coévolution aulnes-champignons ectomycorhiziens et structuration des communautés actuelles

Les aulnes sont associés à des communautés de champignons ectomycorhiziens très spécifiques, peu diversifiées. Par ailleurs, les aulnes colonisent des habitats parfois très spécifiques (tourbières, berges), qui pourraient expliquer une telle spécificité du cortège mycorhizien. Notre équipe essaye de comparer l’importance de l’histoire de cette association (coévolution), ou de facteurs environnementaux dans la structuration de ces communautés de champignons ectomycorhiziens.

Coévolution orchidées-champignons ectomycorhiziens et stabilité de la mycohétérotrophie

Les orchidées sont en général chlorophylliennes et associées à des champignons tels que des rhizoctonia, mais la capacité photosynthétique a été perdue de façon répétée chez les orchidées, et ces espèces non-chlorophyliennes sont associées à des champignons différents, souvent des ectomycorhiziens, parfois des saprophytes ou des parasites, qui constituent leur source de carbone organique. Ces orchidées sont dites mycohétérotrophes. Des orchidées chlorophylliennes sont aussi capables de s’associer à des champignons ectomycorhiziens, et de retirer une partie de leur carbone organique, elles sont dites mixotrophes. Ce mode de nutrition a été récemment découvert, et constitue un cas de tricherie dans la symbiose orchidées-champignons. Je m’intéresse au fonctionnement de cette association orchidées mixotrophes-champignons, à la stabilité de ces associations, et à leur diversité.

Articles publiés

2010

F. Richard, M. Roy, O. Shahin, C. Sthultz, M. Duchemin, R. Joffre, M.-A. Selosse. Ectomycorrhizal communities in a Mediterranean forest ecosystem dominated by Quercus ilex : seasonal dynamics and response to drought. published online in 2011

M. -A. Selosse, F. Martos, B. A. Perry, M. Padamsee, M. Roy , T. Pailler. Saprotrophic fungal mycorrhizal symbionts in achlorophyllous orchids : Finding treasures among the ’molecular scraps’ ? Plant Signaling & Behavior 2010, 5 : 4, published online.

2009

H. Æ. Pedersen, S. Watthana, M. Roy, S. Suddee and M. –A. Selosse. Cephalanthera exigua rediscovered : new insights in the taxonomy, habitat requirements and breeding system of a rare mycoheterotrophic orchid. Nordic Journal of Botany 2009, 27 : 460-468.

V. Tranchida-Lombardo, M. Roy, E. Bugot, G. Santoro, Ü. Püttsepp, M. -A. Selosse, S. Cozzolino. Spatial repartition and genetic relationship of green and albino individuals in mixed populations of Cephalanthera orchids. Plant Biology, published online.

M. Roy, S. Watthana, A. Stier, F. Richard, S. Vessabutr and M.-A. Selosse. Two mycoheterotrophic orchids from Thailand tropical dipterocarpacean forests associate with a broad diversity of ectomycorrhizal fungi. BMC Biology 2009, 7:51, online publication.

M. Roy, T. Yagame, M. Yamato, K. Iwase, C. Heinz, A. Faccio, P. Bonfante, M. –A. Selosse. Ectomycorrhizal Inocybe species associate with the mycoheterotrophic orchid Epipogium aphyllum but not with its asexual propagules. Annals of Botany 2009, 104(3) : pp 595-610.

2008

M.-A. Selosse, M. Roy. Green plants that feed on fungi : facts and questions about mixotrophy. Trends in Plant Sciences 2008, 14(2) : pp 64-70.

M. Roy, M.-P. Dubois, M. Proffit, L. Vincenot, E. Desmarais & M.-A. Selosse. Evidence from population genetics that the ectomycorrhizal basidiomycete Laccaria amethystina is an actual multi-host symbiont. Molecular Ecology, 2008, 17(12) : pp 2825-2838.

Articles de vulgarisation

M. Roy, M.-A. Selosse. Les mystères des orchidées fantômes. Bulletin de la Société Française d’Orchidophilie du Languedoc-Roussillon. Décembre 2007.

M. Roy, M.-A. Selosse. Ecologie de quelques orchidées forestières : Des clefs pour leur conservation. Enjeux de conservation pour les orchidées caussenardes. Actes de la journée scientifique du parc des Grands Causses, Millau, septembre 2007.